Saturday, June 20, 2009

Adieu Nantes, Audencia, les chorés des admisseurs, Eidos…

Adieu mon rêve !

Un peu trop déprimée et déçue pour vous raconter ma journée… Je vais donc être brève.

Allemand : texte sur "Bienvenue chez les Ch'tis"

Anglais : texte sur la culture, comment la rendre accessible aux enfants des classes ouvrières

Entretien : "Le héros, c'est l'homme ordinaire qui pousse l'aventure à l'extrême." ou "la lenteur". J'ai choisi "la lenteur" mais ai quand même aussi été interrogée sur l'autre sujet. Trop de regrets par rapport à cet entretien…

Mais aussi trop de motivation à rentrer en école, dans une école qui me plaît, une école dans laquelle je pourrais m'épanouir… une école comme Audencia quoi.

Snif!

Saturday, June 13, 2009

Prête…

… à affronter les oraux !

J'ai pris presque tous mes rendez-vous (j'attends les derniers résultats lundi) :

  • INT Management Evry - 16/06 à 12h (annulé)
  • Audencia Nantes - 19/06 à 7h
  • ESC Lille - 23/06 à 7h
  • Grenoble EM - 29/06 à 7h
  • EDHEC Lille - 2/07 à 11h 

Je ne passe pas Toulouse, je ne me vois pas vivre dans cette ville, et ça fait un peu trop cher l'entraînement. Grenoble me coûte déjà 150€ de train et hôtel, alors que je n'irai probablement pas dans cette école.

J'hésite vraiment, à partir de quelle école décider de redoubler ? Est-ce qu'une deuxième deuxième année (non non, vous ne voyez pas double) me serait utile ? J'ai l'impression d'avoir obtenu l'EDHEC et Audencia un peu grâce à la chance. Est-ce que l'année prochaine le miracle se reproduira ? Ou est-ce que j'arriverai à les avoir grâce à des connaissances solides ? C'est un peu le flou dans ma tête…

Bien sûr, avant de cogiter à tout ça, il faut que je me concentre sur cette année. Sur les oraux à venir. Et ça commence mardi. Pas vraiment de stress, c'est surtout un entraînement. Et l'occasion d'étrenner un peu mon déguisement ma tenue pour les oraux. Bon, je suis mauvaise langue, je me trouve pas mal en tailleur, c'est trop la classe ! Je vous montrerai peut-être même une photo bientôt (mon chéri-paparazzi se fera un plaisir d'immortaliser le moment). 

Par contre, si quelqu'un a un truc magique pour ne pas avoir atrocement mal aux pieds avec des chaussures à talons, je suis preneuse !

Friday, June 12, 2009

Admissibilités

Depuis hier, c'est la folie, le stress, un usage frénétique de la touche F5 ! Hé oui, depuis hier a commencé la publication des admissibilités.

Bien sûr, on ne paye pas assez cher les écoles (*tousse* non, je ne suis pas malade, je me rappelle juste des mille euros déboursés) pour qu'elles puissent financer des serveurs stables, voire un serveur qui centraliserait tous les résultats. Il faut donc se battre. D'abord pour trouver la page, parce que certains des sites ne sont pas très clairs, je dirais même obscurs. Ensuite, comme il y a plusieurs milliers de candidats qui font exactement la même chose, le serveur sature. Tu restes donc planté 1h30 devant ton PC, à actualiser la page toutes les 30 secondes dans l'espoir d'afficher autre chose qu'une erreur.

Heureusement, certaines écoles pensent au petit cœur fragile des candidats et envoient un SMS.On aura beau me parler de classements, ce sont des petites attentions qui me touchent. J'ai tout à coup un profond respect pour ces écoles, aussi petites soient-elles.

Bon, fini le blabla, on est sur MON blog, et par conséquent je parle de MOI. Et de MES admissibilités. Parce qu'après tout, je dois apprendre à me la péter un peu, les entretiens approchent, et la modestie et la réserve sont rarement conciliables avec un profil de bon candidat. 

C'est donc avec quand même un petit peu de fierté, d'étonnement et une petite larme au coin de l'œil (ah, l'émotion…) que je suis admissible à :

  • Audencia
  • EDHEC
  • ESC Lille
  • ESC Grenoble
  • INT Management
  • ESC Toulouse

J'ai connu ma première déception ce matin à 10h15, envoyant que je n'étais pas admissible à l'EM Lyon. Mais bon, je m'en remets! Je pense aussi ne pas être admissible à l'ESCP, ce serait sans surprise, et même tant mieux car je ne m'y suis pas préparée.

Une autre chose à laquelle je ne m'étais pas préparée, c'est la date des oraux, imposée par Audencia. Visiblement, je fais partie de la première tournée de candidats. Je me réjouissais d'un petit peu de concret pour me motiver à réviser, mais là c'est peut-être un peu trop concret !

Friday, May 29, 2009

Le retour de Zorro

Comme prévu, mon entretien s'est mal passé. Je ne comprends pas cet exercice.

D'abord, parce qu'il ne m'a jamais été présenté que de façon abstraite. "Il faut faire ça", "il ne faut jamais dire ça". Soit. Mais, comme dit ma colleuse, je me crois handicapée de naissance au niveau de la communication, et si on m'apprend pas, je vais continuer de le croire. Que ce soit pour le crochet, pour la cuisine ou n'importe quoi, et donc aussi pour les entretiens, j'ai besoin d'exemples. De photos, de vidéos, de son. Quelque chose dont je peux m'inspirer, voire carrément copier (après tout, c'est comme ça qu'on apprend la plupart des choses). Sauf que les entretiens ne sont pas publics. Aucun moyen de voir ce qu'est un entretien réussi. Alors j'y réfléchis comme je peux, et je me plante, car je n'ai pas une bonne idée de ce que ce doit être.

Par ailleurs, cet exercice ne me plaît absolument pas. Il me dégoûte même. Je le trouve hypocrite à souhait. Commençons par la forme. La tenue de rigueur est le costard pour les messieurs, le tailleurs pour les demoiselles. Pourtant, j'ai bien regardé ma classe, et les jeans y sont bien plus légion que les cravates ou les épaulettes! Comment dans ces conditions évaluer notre personnalité? Je ne parle même pas du dialogue complètement artificiel alors que le candidat est stressé, en position d'infériorité… Passons au fond: les thèmes récurrents des entretiens sont somme toute assez banals: études, projet professionnel, loisirs, sports, actualité… Sauf que! La plupart d'entre nous n'ont aucune idée de ce qu'ils souhaitent faire. Et ceux qui en ont une bien précise ont tout le temps de changer une fois en école. D'ailleurs, personnellement, je ne saurais même pas expliquer ce qu'est le marketing ou la finance. Alors tu parles si j'ai un projet professionnel… Certes dans mes rêves, je travaille dans l'environnement. Mais, soyons honnêtes, l'environnement, l'écologie, le développement durable, dans le monde du commerce, c'est plus un argument dans le vent (dans les deux sens), qu'un véritable engagement pour la planète. Les publicitaires vous vantent les bienfaits de tel ou tel produit pour l'environnement, mais omettent de vous préciser que sa production a un coût en pollution deux fois plus élevé que les gains. Mais il y a encore plus intéressant : les loisirs, le sport, l'actualité. Prenez l'élève de prépa lambda. Il a environ 28h de cours par semaine, 2h de colle, et avec un peu de chance 2h de transport chaque jour. Ajoutez à cela des devoirs et des révisions. Gardons à l'esprit aussi que l'élève de prépa est un être humain, pas un robot, donc il mange, boit, fait son ménage, ses courses et dort. Malgré tout cela, il devrait faire du sport à un niveau départemental, avoir un réseau social ultra développé, lire des journaux tous les jours, être engagé dans une assoc ou un parti politique. Mais bien sûr ma p'tite dame. Résultat, notre élève lambda revend au jury un sport qu'il pratiquait il y a trois ans (alors qu'il a la bedaine à force de ne même plus monter les escaliers), a les mêmes loisirs que tout le monde : "j'aime lire" (et là notre élève resort le dernier livre qu'il a du avaler pour son cours de philo), "voyager" (oui, il est parti en Tunisie, il omet juste de dire qu'il avait alors 3ans, qu'il était avec papa-maman, parce que maintenant notre élève est fauché, et le seul voyage qu'il fait c'est quand il va chez Tang Frères acheter des soupes à moins d'un euro pour changer du jambon-pates). Remercions aussi les colles de langues qui nous permettent de nous tenir un minimum au courant de l'actualité (parce que monsieur Pernaut est bien gentil, mais mémère qui cultive ses géraniums sur son balcon, c'est pas de l'information ça) et les résumés de l'actualité de l'année réalisés par le Monde ou Courrier International.

Bon, d'accord, je suis un poil caricaturale. Mais c'est parce que j'en ai gros sur la patate. Je ne comprends pas comment, après deux ans de sacrifices sur tous les plans, on ose encore nous demander de prouver notre motivation à intégrer. Parce que, mine de rien, pendant ces deux ans, j'ai arrêté:

1) de lire
2) d'écrire
3) de manger équilibré
4) de dormir tout ce qu'il fallait et de faire des grasses mat'
5) de voir mes amis
6) de voir ma famille
7) de rendre mon chéri heureux
8) de sourire vraiment
9) de prendre soin de moi
10) de jouer
11) de sortir le soir
12) de ne plus stresser
13) d'aller au cinéma
14) d'être curieuse de tout
15) de partir en vacances
16) de faire de la photo…

Liste non exhaustive.

Alors zut quoi (admirez la retenue).

[J'espère qu'il n'y aura pas d'incohérence dans cet article, j'ai du réécrire la moitié après un plantage, je n'ai pas le courage de tout relire, ni d'ailleurs d'écrire le deuxième article que j'avais prévu.]

Thursday, May 28, 2009

Entretien

Demain est un grand jour. Un jour d'entretien de personnalité. Et pas avec n'importe qui, avec la colleuse qui m'a mis 4/20 l'année dernière à ce même exercice, et qui accessoirement a été ma prof pendant toute une année (et m'a appelée Marianne les 3/4 de l'année).
 
J'ai eu l'occasion de lire plein de choses flippantes sur internet, genre la super question: "que pensez-vous de la sexualité des yaourts ?" ou bien "quelle est la différence entre un pigeon ?" [à tous les chers bizuths qui tombent sur mon blog en faisant des recherches sur les entretiens ou la contraction, n'hésitez pas à poster vos questions, j'y répondrai dans la mesure du possible, et sinon je me ferai un plaisir de vous diriger sur des sites méga-trop-bien !]
 
Mais bon, pas besoin d'aller jusque là pour me déstabiliser, un simple "présentez-vous" et je commence à bégayer, balbutier, marmonner, chuchoter (ciel, les traductions d'anglais ont sérieusement enrichi mon vocabulaire !)
 
Bref, j'ai donc commencé par un petit brainstorming sur le thème… MOI ! Vaste sujet (quoique), en tout cas pas facile.
 
Ca nous donne…
 
Floriane G. Bourg-la-Reine, 19ans. Carnot Paris. - Impatiente, exigente, réservée, manque de confiance en soi, autoritaire, têtue. + Organisée, responsable, loyale, fidèle. Ecologie et développement durable, nature, animaux, jardin. Voyager, Angleterre, Allemagne. Langues étrangères. Escrime. Solitaire. Travail en équipe. Ecrire, créer, cuisiner. En couple. Mérite, carrière. Pas d'expatriation. Importance géographique de l'école. Stage août 2008, Technip. Athée, ne souhaite pas évoquer la religion. Tendance UMP, mais pas que. Publicité.
 
C'est maigre, j'ai vraiment du mal à réfléchir sur moi, et encore plus à parler de moi. Ma vie n'a rien de bien passionnant ni d'original. Je suis tellement coincée que la moindre chose est un événement pour moi, mais pas pour un individu lambda. Bref. Je vais tenter de me renseigner sur les élections européennes et le reste de l'actualité pour bétonner mon discours, et on verra bien.

Tuesday, May 26, 2009

Zorro

Aujourd'hui, nous allons parler des oraux (s'oraux, Zorro, z'avez compris ? Je suis très drôle, hein ? Bon, ok, j'arrête). 
 
Revenons cinq ans en arrière. Je suis en 3ème. Je passe les épreuves pour intégrer la classe européenne de mon futur lycée. Et bien sûr, il y a un oral. Mon tout premier oral. Et mon tout premier foirage à l'oral aussi (je ne les compte plus depuis). Heureusement que j'avais assuré à l'écrit, parce qu'à l'oral j'ai eu la plus mauvaise note.
 
Puis est venu le bac de français. Je crois que je n'avais jamais dit autant de "je ne sais pas" en vingt minutes. Un vrai désastre. Verdict : 7/20.
 
Ont suivi tout plein d'exposés dont ma prof d'anglais était fan, puis les oraux du bac, puis les khôlles de prépa… Et pourtant, où j'en suis aujourd'hui ? Toute personne qui me connaît un minimum sait que j'ai toujours horreur de ça. Je deviens toute blanche, j'ai mal au ventre, je deviens muette et je peux même me mettre à pleurer. Hé ouais, je fais pas les choses à moitié. Et pourtant, ça fait deux ans que je survis en prépa, avec des khôlles hebdomadaires. Ah ça la prépa, ça vous change un homme une femme. Ouais, m'enfin, je suis pas non plus super à l'aise. Je passe toujours du blanc au rouge avant l'heure fatidique, et n'essayez pas de me faire manger quoi que ce soit avant une khôlle.
 
Bon, mais le problème, c'est que je suis partie pour 3 semaines de ces fameuse khôlles (interrogations orales) puis pour un mois de vrais oraux, ceux pour lesquels il faut s'habiller bien et réviser tout plein.
 
Et je flippe.

Sunday, May 24, 2009

The Boy in the Striped Pyjamas, by John Boyne

C'est ma swappée coquine, Hambre, qui m'a donné envie avec son blog de littérature de créer cette nouvelle catégorie 'La bizuth lit' pour vous faire partager mes lectures. Ca va faire deux ans que je n'ai pas lu autre chose que les livres imposés par les profs (et encore). Mais maintenant que les concours écrits sont passés et que je me prépare pour les oraux, j'ai de nouveau cette envie -et le temps- de me replonger dans des bouquins.

Le weekend dernier, je suis allée chez WHSmith, une librairie américaine de Paris. Tout y était très cher, alors je n'ai pris que trois bouquins. Et j'ai lu le premier, The Boy in the Striped Pyjamas de John Boyne.

C'est l'histoire d'un petit garçon de neuf ans, Bruno, qui est forcé de quitter sa maison de Berlin et ses amis pour aller vivre à "Out-With" après que son père a été nommé Commandant par la "Fury". Bruno n'aime pas Out-With : il n'a personne avec qui jouer, si ce n'est sa sœur, qui est un cas désespéré. Il y a pourtant des centaines d'enfants qui vivent de l'autre côté de la barrière de barbelés, des enfants mais aussi des hommes tous vêtus de pyjamas rayés. Mais Bruno rêve de devenir explorateur. Et c'est en explorant la barrière de barbelés qu'il fait connaissance de Shmuel, un enfant de son âge, mais qui vit de l'autre côté de la barrière. Et c'est ainsi que les deux petits garçons se lient d'amitié, malgré les différences, malgré l'incompréhension. Grâce à l'innocence.

Ce livre est très agréable à lire. Je ne sais pas s'il a été traduit en français (en tout cas le film n'est malheureusement encore pas sorti), mais il est tout à fait abordable en anglais. Toutefois, j'ai été gênée par les jeux de mots en anglais. L'histoire se déroulant en Allemagne puis en Pologne, et surtout les deux gamins mentionnant clairement qu'ils parlent allemand, je trouve gênant les jeux de mots en anglais tels que "Fury" (Führer) et "Out-With" (Auschwitz).

Le narrateur de l'histoire étant Bruno, un garçonnet assez naïf et innocent, ce livre nous épargne la violence crue et souvent impudique d'autres bouquins sur les camps de concentration. D'ailleurs, l'implicite n'affaiblit ici en rien l'horreur des camps, l'imagination pouvant aller bien plus loin que n'importe quels mots.

La fin m'a quelque peu déçue. Trop vite expédiée. Et surtout trop naïve. Une leçon de morale n'aurait certainement pas été plus à sa place, mais elle me paraît bien naïve après ce qu'on vient pourtant de découvrir…

Wednesday, May 20, 2009

J’ai peur

Cela faisait plusieurs jours que ma cochon d'inde, ma Cannelle d'amour, avait pas mal de problèmes digestifs. J'étais prise dans mes concours, et à part quelques pleurs de temps en temps, elle avait l'air d'aller bien. Alors on n'y a pas fait attention. Je lui donnais du régulateur intestinal, on faisait attention aux légumes qu'on donnait, et c'était tout…

Mais ce matin, ma puce était toute patraque. Elle n'est pas venue quand chéri a donné à manger. Je l'ai prise sur moi, son ventre était tout gonflé. Je suis allée chez le vétérinaire dès le début des consultations sans rendez-vous. Mais il n'a pas l'air très optimiste. Elle a plein de gaz dans son petit ventre qui la font gonfler et qui lui font très mal. J'ai des médicaments à lui donner, mais j'ai peur que ça ne suffise pas…

Je m'en veux de n'avoir rien vu. Elle pleurait depuis plusieurs jours et moi je m'occupais de mes putain d'études… Je l'ai laissée souffrir et elle risque de mourir par ma faute.

Elle recommence tout doucement à manger seule, mais je sais que ça ne veut rien dire. Les animaux savent trop bien cacher leurs souffrances.

Je vais donc de nouveau quitter la toile et mettre toutes mes forces à la soigner, ou au moins à lui donner le bonheur qu'elle mérite si elle doit partir si tôt…